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Ardoises
Le métier d’ardoisier existe depuis des siècles. L’ardoise, utilisée initialement pour la construction de pierres tombales, est l’un des plus anciens matériaux naturels de couverture. Elle se taille facilement et permet de réaliser tous les accidents de couverture (rives, arêtiers, faîtières, etc.). Lorsqu’elle provient d’un bassin réputé (Anjou, Ardennes), sa durée serait presque sans limite si l’on pouvait empêcher l’oxydation de ses attaches (clous ou crochets) et les effets de la grêle. C’est, avec le métal, le matériau de couverture le plus étanche à la pluie, à la neige, au vent, à la poussière.
L’ardoise épouse toutes les formes de couverture (tourelles, dômes, etc.) et convient pour toutes les pentes depuis 15˚ jusqu’à la verticale (brisis, revêtement des murs exposés à la pluie). C’est un matériau de choix, auquel on donne souvent la préférence pour couvrir des monuments.
Par contre, sa fragilité en rend l’entretien exigent : il nécessite l’emploi d’échafaudages et l’intervention d’un personnel spécialisé.
L'ardoise est une pierre schisteuse qui résiste très bien aux éléments. En effet, elle est non poreuse et donc non sensible au gel, inaltérable aux agents atmosphériques (acides des fumées, sel marin, etc.) et incombustible.
De formes différentes selon les pays et les traditions régionales, l'étanchéité est obtenue avec le recouvrement des plaques les unes par-dessus les autres. De couleur rouge, bleue, verte, grise ou noire selon les gisements, on la trouve particulièrement en Pays de Loire, en Bretagne, dans les Ardennes et en région parisienne où elle est une alternative au zinc car elle peut se poser sur des toits très pentus, voire verticaux.
Plus on avance dans le temps et plus l'épaisseur de l'ardoise a diminué. Aujourd'hui, sur la plupart des maisons neuves contemporaines, on installe une ardoise de 2,7mm d'épaisseur. L'ardoise classique est plus épaisse, de 3,8mm à 4,5mm, voire jusqu'à 9mm. Surtout, l'ardoise française de qualité n'a pas bien résisté à la concurrence des ardoises venues de l'étranger, d'Espagne principalement puis du Canada. Ces ardoises, moins chères, sont également de moins bonne qualité et n'offrent pas le caractère de l'ardoise d'Anjou. De fait, les ardoises espagnoles s'oxydent et ne dureront guère plus de 70 ans, quand une ardoise d'Angers bien posée au crochet durera 100 ans et plus, une ardoise posée au clou pouvant résister 150, voire 200 ans.
Avant de choisir son ardoise, il est important également de se renseigner auprès des collectivités locales. La ville de Saumur dans le Maine-et-Loire par exemple offre des subventions de 20% à ceux qui optent pour de l'ardoise d'Angers plutôt que de l'ardoise espagnole.
Enfin, une pose en ardoise n'est pas une opération de bricolage. Il faut faire appel à des couvreurs qui en maîtrisent parfaitement les techniques de pose, qu'elle soit au crochet (l'ardoise repose sur un crochet) ou cloutée (l'ardoise est fixée avec un voire deux clous).
Pour terminer, l'ardoise, très résistante aux éléments, est cependant fragile. On ne peut marcher dessus et l'accès au toit doit être entouré de précautions.
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